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Maléfique

Publié le par itikar

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Date de sortie     28 mai 2014 (1h37min)
Réalisé par     Robert Stromberg
Avec     Angelina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley plus
Genre     Fantastique
Nationalité     Américain

 

 

 


 

 

 

Synopsis et détails

 

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Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son cœur pur en un cœur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore...

 

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Critique personnelle

Quel est le pire des états pour se rendre au cinéma ? Entre autres un vendredi soir avec une migraine provenant d'une fatigue excessive... Ce fut mon cas ce soir et c'est juste avec une once de curiosité légère que je me suis retrouve au cinéma. Le seul film qui me tentait alors était Maléfique produit et interprété par Angelina Jolie et Disney. Je m attendais a voir un joli film sans trop d invention dans la lignée de Jack le chasseur de géants- que j avais bien aimé sans plus - ou du déjà plus réussi Magicien d Oz.. entres autres revisites de contes de notre enfance plus ou moins inventifs... ou pire d un Belle et la Bête made in Christophe Gans.Quel choc extraordinaire ! La Belle et la bête puissance 10000.

 

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Cela faisait longtemps que je n'avais point ressenti un tel coup de cœur pour un film. Je pensais que en cette belle année 2014 cinématographiquement parlant pour moi avec des bijoux comme Le soldat de l hiver ou Day of the future past.. mon préféré allait être de très loin la désolation de Smaug. Quelle erreur !

 

Maléfique est numéro 1 au box office americain et ce n'est pas pour rien, même si en France, on est décidément un peu plus bêtes et plus réticent aux bonnes surprises ... . Et il se dresse désormais parmi mes numéros 1 ex aequos car je n ai point ressenti autant d amour pour le cinéma depuis le labyrinthe de Pan, et il lui est supérieur à mes yeux, ce film extraordinaire !

 

Il lui est d un certain côté supérieur donc car Malefique ne joue pas la carte de l'intensité dramatique basée sur l'horrible et le merveilleux, mais est un film tout public.  Ce n est pour autant pas un film parfait mais cette imperfection le rend absolument attachant. Plus que parfait, en tout cas à mes yeux et je vais tâcher de vous expliquer pourquoi.

Difficile de ne pas spoiler si je me met a en raconter l'histoire donc je ne le ferais pas. Vous pouvez la trouver dans ce bel article de quelqu'un, comme moi d'abord réticent, ayant finalement adoré le film lui-aussi. Sachez juste que l'inventivité est totale, déclinant sans cesse les clichés archi connus pour les redéfinir en les sublimant, tous, les uns après les autres. Et qu'a bien des égards, le jeu d'adaptation de Robert Stromberg (un cinéaste que j’ai l'honneur d'envoyer rejoindre des noms tels Peter Jackson, Kazuhisa Takenouchi, Claude Lelouch, Wim Wenders, Frank Oz, Zack Snyder, ou Darren Aronofsky, John Boorman et bien sûr LE magicien de l'imaginaire René Laloux avec les Maîtres du Temps ) me fait un peu penser a celui que je tente de suivre dans l’écriture de mon roman déformateur du cycle arthurien, Isabelle. En mieux dans leur histoire je le vois bien. Cette version là de la Belle au bois dormant est d une innovation totale y compris dans son traitement moderne a souhait. Les filles règnent désormais au point qu elles réécrivent de a a z les contes les plus célèbres ceux la même qui les ont tant habitées, voire même forgées, depuis des générations !

 

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On pourrait s en offusquer  bien sur. Mais là ce serait d une totale mauvaise foi car rarement un film n'a autant brillé de beauté et de poésie et, j'ose le dire, de fétichisme version très haute couture sans une once de vulgarité : plus pudique tu meurs avec une atmosphère a tout instant charmante et symboliquement érotique. Vous n y verrez pourtant pas l'imagination même d un téton. Même si la pensée un tant soit peu lubrique franchira facilement ce pas tant Malefique (Angélina Jolie) et Aurore (Elle Fanning ) en imposent dans leur traitement distinctif : Aurore désarme par son naturel sans cesse babillant et passionne (voulu et magnifique de pureté et d'innocence)... et Malefique nous ensorcèle à la moindre des apparitions d'Angelina Jolie, fabuleuse dans toutes ses optiques.

Elle, nous ensorcèle et nous désarme sans arrêt qu'elle soit en apparence indomptable ou au contraire complètement aux  abois.

L'émotion m'empêche de structurer comme il se devrait ma pensée. Maintenant, j'ai envie de dire que Malefique rejoint la trinité de l'imaginaire roi au cinéma pour moi : l'histoire sans fin, le labyrinthe de Pan et Sucker Punch. Et donc Malefique. Chacun à leur manière, ces films désintègrent l'humain pour sacrer l'imaginaire extraordinaire, bien qu'à ce niveau là, le labyrinthe de Pan reste inégalé par sa double sentence implacable. Ici, dans Malefique, le rapport moral est aussi retourné que le titre, à la manière d'un fabuleux Starship Troopers. La sinécure n'est certes pas dans le palais doré mais au beau milieu des épines reprenant ici leur sens psychanalytique.  Maléfique est un grand film et sa profondeur n'a pas cessé un instant de me sidérer. Une leçon de vie qui puise sa force du retournement d'un de nos repères les plus ancrés dans nos subconscients qui eux n ont jamais change depuis qu'on est enfants C est la recette miracle de Disney qui agit pour la bonne cause cette fois, celle de l'esprit critique tout simplement.

C'est déjà pas mal mais ce n est pas tout. Il faut d'avantage pour faire d'un film un chef d’œuvre, bien sûr. Si on arrive a s'écarter du choc psychanalytique, si on parvient a oublier la poésie touchante et grandiloquente,  si pleine de subtilité pourtant, de l'actrice titre, et bien que cet exercice là ne soit pas possible tant l ensemble forme un tout (in) cohérent. .. que reste il dans cette bobine ?

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Une musique bellissime et brillante de James Newton Howard ... Une belle partition de jeunes acteurs, admirablement dirigés, notamment les actrices campant Malefique enfant (Ella Purnell ) ou Aurore  petite (Vivienne Jolie-Pitt, la propre fille d'Angelina Jolie car elle était la seule enfant de son âge à pouvoir jouer sans peur devant Malefique en costume - le personnage a toujours terrorisé les enfants - ). Leur émerveillement nous prend aux tripes et nous enchantent tout simplement. Et que dire du choc final qui a la fois redonne sa vraie valeur au grand amour - Disney se repentirait-il de nous avoir tant menti ?! - et a la fois rend justice à la vérité sous-jacente que réalisateur et scénariste (une femme bien sûr, Linda Woolverton ) nous ont en fait patiemment concoctés tout le long de leur film... Qu'est-ce-que j'ai pu pleurer ce soir devant tant de perfection onirique et cinématographique ! Et la ce fut le bouquet des bouquets ... La fin - sauf peut être les dernières minutes qui font parti des quelques rares ratés du film - est formidable. Malefique y est bouleversante, tout comme l'histoire dans son ensemble. Oh la claque !

 

Les rares moments épiques ont l'envergure de l'épique du seigneur des anneaux si cher à Peter Jackson. Mais, ce sont des moments rares autant que nécessaires car la féérie n'est pas belliqueuse mais sait se défendre chaque fois que la cupidité de la brute humaine tente de la frapper. Le plus souvent, les CGI sont au service de la poésie sensible, comme cette scène stupéfiante où la serre du corbeau en image de synthèse pousse délicatement le berceau d'Aurore bébé ... Cette scène révèle en une seconde ce que va nous livrer ce film.

 

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De même, lorsque le pPeuple est heureux, ben on le voit heureux et joueur, sans pour autant passer des minutes à écouter un lutin chanter ... Disney se renouvelle vraiment depuis quelques années, et c'est bon signe pour la suite tant ils ont pris l'hégémonie ... Lorsque le pPeuple est opprimé et désespéré, idem, on ne va pas l'entendre se plaindre on va juste voir une petite créature en cgi rentrer les épaules, nous transmettant sans un mot son sentiment de tristesse et de souffrance. Aucunes surenchères, ni même dans les batailles et escarmouches, qui durent deux trois minutes et puis s'en vont ... Ce parti pris véhicule une grosse quantité d'émotion et montre le soin que la production a pris à ne pas s’écrouler sous sa propre démesure. En cela ils ont pris un gros risque, car il fallait que leur alchimie opère. Et c'est à ce niveau là également une grande réussite, grande car vraiment pas évidente et casse figure, comme on a pu le voir dans ces films aussitôt vu, aussitôt oublié comme Blanche Neige et le chasseur, le nouveau petit chaperon rouge, Blanche Neige, ou encore la Belle et la Bête, Hansel et Gretel, Jack et les géants ... et de nombreux autres tant le genre a bonne presse ces temps ci.

 

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La magie du cinéma et de ses effets spéciaux, ici de grande qualité (le film dont on a finalement si peu entendu parler a quand même ne l'oublions pas 200 000 000 de dollars de budget ! Et ils se voient à l'écran ! A noter que le réalisateur Robert Stromberg est le chef décorateur du dernier Alice aux pays des merveilles de Tim Burton, du monde fantastique d'Oz et surtout d'Avatar, dont on retrouve régulièrement l'inspiration - tel le vol de Maléfique enfant au début  ), permet de rendre celle de l'histoire tangible, et Maléfique est grandiose lorsqu'elle lance ses plus terribles sortilèges. Sans jamais perdre sa fausse armure et sa sensibilité choisie, Maléfique la reine des fées ténébreuse nous en met plein la vue, réveillant et magnifiant nos fantasmes enfantins.Avant de petit à petit, par touche humaniste, nous retourner comme une crêpe d'une évidence oubliée ... le Mal nait d'une pluie de larmes, qu'un rayon de soleil peut parfois éclairer.Wow, c'est beau, sérieux !!

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Enfin je garde peut-être le meilleur pour la fin. Jamais au grand jamais je n'ai vu une 3d aussi belle depuis Avatar (logique ! ) . On vole dès les premières secondes dans une poésie naïve, avec Maléfique enfant slalomant entre les reliefs de sa lande féerique, un passage rayonnant tout simplement qui nous embarque, aussi improbable que cela puisse paraître, dans le film, tout frappé de merveilles, déclencheur de créance secondaire ... On s'éblouit devant la pureté du dernier vol si solaire de Malefique adulte. Entre les deux extrêmes mettant en scène la belle ténébreuse dans un raccordement vadorissime au féminin ... on voit vivre devant nos yeux des petits êtres simples et simplement heureux en découvrant les habitants de faerie d une justesse parfaite, sans excès et magnifiquement animés par dessus le marché ! Les trois marraines fées sont aussi sympathiques que fidèles au Disney titre... et la 4eme marraine, tantôt mère étrange tantôt maléfique à souhait est d'une omniprésence magnétique.

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Ce film déjà prend maintenant des marques de qualités gigantesques évidentes...mais ce n est pas fini ! Un simple corbeau joué par Sam Riley campe ici un des plus jolis rôle de serviteur ayant été crée par le cinéma. Vecteur d'humour, d'émotion et je dirais même d'amour aussi inattendu que magnifique... Les rares il est vrai scènes d'actions n'ont que peu a envier a ce que Weta a pu nous concocter de meilleur. On regrettera ici que celles ci n'aient pas été un peu plus longue ... mais cela serait vraiment chipoté de le consigner. A propos de longueur, on en a une un petit peu gênante au milieu du film.. mais juste quelques minutes on va dire le temps de reprendre notre respiration...

Que dire de plus ? Effets spéciaux quasiment parfaits, esthétique de haute couture parfaite, une œuvre d une poésie humaniste totale se payant le luxe d une leçon psychanalytique basale, une ode a le beauté et au charme naturel des femmes - avec une passion fétichiste absolument géniale ( et, ce qui est dans ce domaine plus que rare, d'une pudeur et d'une candeur totale -), une apologie de la sincérité dans ce qu elle a de plus viscéral et même fondamental,  un rythme aérien et nuancé a souhait, et la meilleure performance d'Angelina Jolie depuis des lustres. Tant de beauté touchante et magnifique dans un seul film ... quelle erreur grossière a mes yeux serait la votre de bouder un plaisir si passionnant !

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Maléfique est un bonheur de cinéma que je n'avais pas vécu depuis bien longtemps. Un de ces rares films qui m'écarquille les yeux du tout début a la toute fin. Un émerveillement.  Une illumination artistique qui me rappelle une fois de plus tout ce que l'imaginaire peut embellir dans le réel.

on peut le dire sans crainte surtout avec Save mister bank et maintenant Maleficent.. Disney est enfin devenu adulte mais n'a jamais perdu son âme d'enfant.

Pauvres fous ... fuyez le voir au plus vite et en grand écran pour profiter à fond de sa plastique et de celle de la 3D !

 

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