Cette semaine 6
Cette semaine 6
(à Cécile, naturellement)
Lundi, ô ma Cécile ! Cette maladie.
Soit, trahi les soucis du cristal de ta voix …
Vois pourquoi ici tu restais si belle pour moi
Blottie, pamoie, toi ma perfection en toute vie.
Ce mardi, en plein calcul de ems chances
Car lance sur ma présence le feu de ton regard
Hasard, hagard transe, ou bien simple traquenard,
Danse, renard agile, banquet dénué de sens !
En descendant, mercredi, l’escalier en sang
Et devant moi, Sibyl, ma mie adorée :
Frappé, noyé dans ton sourire enchanté,
J’en surplombais les marches emportées par le vent.
Pour accueillir, ce jeudi, en guise d’amour,
Ma toujours belle déesse, bien devant tes pas.
Repas trépas, tambour fragile, mon cœur bas :
Toujours, là, tu manges avec tes amis d’un jour !
Tel un bouquet final, vendredi si belle.
Sur quel navire de feux vogue ta chevelure …,
Assure figure pastel à tout parjure,
Querelle : immature, inutile face à ce miel.
Plus de rires, souvenir, le samedi tue.
Espoir, statue immobile,manège d’après-foire …
Noir tiroir, salut ! Ferme mes pensées ce soir !
Vertue, miroir de ma nostalgie, que fais-tu ?
Non, l’oubli n’est pas facile, dimanche lapon :
Même ton visage revient dans ce poême …
J’aime, thême profond, cette enfant de bohême.
Non, veine promesse d’éternel abandon !