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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 18:37

La Rose et le Clochard
(à Isabelle, écrit entre 1995 et 2000, je ne sais plus)

De nos jours, ou à peine avant, un mendiant
Passait et sans répit dans les rues de sa peine
Demandant aux passants un petit bout de reine
Afin de réanimer ses gouttes de sang.

Et puis, presqu'en même temps et heureusement,
S'épanouissait une jolie rose de scène,
Apportant à notre pauv'hère une rare aubaine,
Celle de humer coup à coup le firmament.

Alors et pourtant, sans savoir le grand comment,
Le triste sire à cette rose plut quand même.
Elle le fit ainsi bénéficier de son thème;
Il la porta en joie, elle brilla vraiment ...

La morale de cette courte fable tend
A montrer que le plus beau des sourires sème
La réminiscence que soi-même on s'aime ...
- ... Ses guenilles se changeaient en frac élégant !

Itikar

Par itikar - Publié dans : InspirationsPoetiques
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 05:14

HHF

Ce texte, un souvenir de deuxième jeunesse, contient des propos érotiques.Merci de ne le lire que si vous êtes un adulte averti.

 

J'ai fait dans ma vie deux trios HHF dans un cadre privé. Chez une amie. Et jamais de FFH.J'aimerais beaucoup le faire un jour mais cela ne s'est tout simplement pas encore présenté à moi. Mon premier trio a commencé par un quiproquo cocasse. C'était il y a une dizaine d'année :

 

J'ai rendez vous avec mon meilleur ami pour partager un diner entre potes, nous raconter les dernières news, regarder les filles autour de nous, et peut-être plus si affinité.Bref, rien de très nouveau jusque là. Une heure avant le rencard, une amie à moi qui me plait beaucoup me propose de diner ensemble. Forcément, je m'en réjouis et hésite entre annuler le diner amical ou le convier à se joindre à nous.Ce que je fais au final. Nous voilà donc tous les trois à diner ! Dom rencontre Alex pour la première fois, bien que je lui ai souvent parlé d'elle et expliqué qu'elle me plait et mes intentions à son égard. Rapidement, après avoir échangé quelques sujets communs, la conversation dérive autour du sexe et des fantasmes. A l'époque, c'est assez nouveau pour moi de parler aussi crument de cul avec une amie. Elle nous demande si on a comme beaucoup d'hommes le fantasme de faire l'amour avec deux femmes, Dom et moi lui répondent par l'affirmative. Elle nous avoue alors que, de son côté, un fantasme inassouvi est de le faire avec deux hommes.C'aurait pu en rester là, après quelques gloussements entendus de part et d'autres. Mais Alex nous prend tout deux de court en me lançant quelques minutes plus tard :"Il est tard, viens donc dormir avec moi, j'ai envie d'un homme se soir, alors si ca te dit, couchons ensemble ! En toute amitié bien sûr et si tu as envie de moi également ?" J'hésite à peine avant de lui dire "si tu veux ! Moi je veux bien" Dom nous regarde avec un certain ahurissement, voire un début de jalousie contenue. J'ai remarqué que les clins d'oeil et les gestes lascifs d'Alex ne le laisse pas de marbre non plus.Alex s'en rend compte et s'adresse alors à lui:"Tu peux participer si tu veux, t'es le bienvenue toi aussi ! Rappelez vous mon fantasme". Je m'attend à ce que Dom refuse poliment, sachant que je suis un peu épris de mon amie. ET je suis très étonné de l'entendre répondre "oui.Volontiers."


Je crois qu'alors ni lui ni moi n'avons vraiment pris conscience que l'idée induit une promiscuité certaine et nouvelle entre nous sous les draps de notre charmante séductrice.En ce qui me concerne, cela ne m'inquiète pas outre-mesure, je me sais déjà suffisamment exhibitionniste. Chez Alex, elle nous prépare des cocktails pour détendre l'atmosphère, puis nous demande gentiment de nous doucher. Ce que nous faisons l'un après l'autre. Je sens alors l'atmosphère se détendre de plus en plus entre Dom et elle. Revenant de douche, il lui caresse déjà les seins sous son peignoir.Elle semble de plus en plus excitée.Nous aussi. Bref, nous nous retrouvons vite sous ses draps. Ayant décidé d'un commun accord que nous ne nous toucherons pas Dom et moi, nous nous couchons de part et d'autres de notre hôtesse, nus tous les trois. Je la kisse goulument en jouant avec ses seins, que je tête parfois. Je la vois se pâmer de plaisir.Dom a de son côté déjà enfoncé un doigt au fond de son vagin et elle adore ça. Il halète et je comprend qu'elle lui a saisi la bite qu'elle doit branler doucement.Il la pénètre bientôt et c'est là où je me sens un peu largué. Je veux doigter tendrement Alexandra et ma main rencontre les couilles de Dom qui fait déjà de puissants va-et-vient dans sa chatte. Le contact me fait perdre toute excitation, et bêtement un peu vexé je me met à essayer de trouver le sommeil. Le voyant, Alex essaie de me branler mais je ne suis psychologiquement plus disponible je crois : je me laisse faire sans éprouver de plaisir, et me fais un devoir de lui donner ce que je peux lui apporter lorsqu'elle me le demande (elle m'a ensuite proposé de m'occuper de ses fesses pendant qu'elle suce Dom, ce qui se continue pour ma part par de timides caresses anales) Etrangement, tout en étant injustement vexé, je me sens bête de l'être.

 

Physiquement rendu sans désir par les événements sortis de mon contrôle, cela ne m'empêche pas de prendre mon pied cérébralement de la fantasmatique situation.D'autant plus que j'ai toujours apprécié donner du plaisir à une femme. Je suis de plus aux anges de toucher celle que je désire sous mes draps depuis quelques mois, de voir qu'elle ne me refuse rien de son anatomie. Je peste juste contre moi de ne pas être suffisamment en érection au moment où elle veut que je la prenne à mon tour. Globalement, c'est une excellente expérience, dont je reparle souvent à Dom sans trop comprendre que lui, qui en a pourtant encore plus profité, préfére ne pas repenser à ce délire. Le temps a passé maintenant, on dine souvent lui et moi ensemble - on se voit ce soir d'ailleurs -et on en reparle bien plus volontiers. Quant à Alex, cela fait des années qu'on s'est tous perdu de vue. Ce qui n'est pas du tout conséquentiel à notre trio cela dit.Voilà.Ce fut donc ma première expérience à trois.Un bon souvenir qui a contribué à me révéler combien mes fantasmes comptent pour moi ;)

Par itikar
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 03:01

Sève et moi nous étions rencontrés autour d’une machine à café, il y avait quelque temps. Suite à cette rencontre, elle avait quitté le logement qu’elle habitait pour se mettre en colocation avec moi.

 

C’était alors une jolie jeune femme de vingt-trois printemps, plus belle encore que je ne saurais le décrire. Elle acceptait de venir habiter en tout bien tout honneur quelque temps dans mon petit studio d’une seule pièce de quinze mètres carrés. Malgré l’espace restreint, elle décida de rester et par là même de démarrer avec moi un lien solide que les années ont renforcé depuis. Un lien encore plus fort qu’une union véritable je crois, mais totalement déraisonnable lorsqu’on voit les dégâts que notre rupture a produits en moi aujourd’hui.

 

Je me souviens aujourd’hui de l’époque de ce début de cohabitation.

 

Si j’avais tenu un journal intime alors, voilà ce que vous auriez pu lire :

 

C’est la joie dans mon cœur, je ne suis plus seul dans la grande ville. Il y a une jeune femme splendide et rayonnante chez moi, dès le matin au réveil. Le soir au coucher, il y a deux brosses à dents dans mon verre naguère solitaire.

 

Bien sûr, il est difficile d’imaginer qu’un jeune homme comme moi de vingt-sept ans, dormant côte à côte avec une très belle jeune femme de son âge, puisse avoir à son égard uniquement de chastes intentions, n’est-ce pas ?

 

Un jeu à l’objectif mystérieux commence alors. Je n’ose lui avouer combien de loyaux et joyeux sentiments m’animent. De sulfureux fantasmes me viennent à l’esprit et je les garde également pour moi. Elle, mal à l’aise, visiblement pas du tout intéressée par moi sentimentalement parlant, cherche probablement par tous les moyens à se rassurer en se disant :

 

« Mais non, nigaude, il n’a aucune intention, son cœur est pur et il ne veut de toi que ton amitié ! »

 

C’est sans compter l’épisode des seins et du raisin.

 

Visualisez un long canapé troué vert. Devant lui, sur une chaise, quelques affaires sont posées et derrière elle une kitchenette avec un peu de vaisselle sale dans l’évier. À côté du sofa, dans un sac en plastique, attendent quelques belles grappes de bon raisin vert, déjà bien entamées. Sur le canapé, un homme plutôt jeune, pas mal de sa personne, mais mal coiffé, pas très musclé, bref, pas du tout séducteur. À ses côtés, agenouillée, une jeune fille qui a des rêves de son âge. Elle semble songer à un beau chevalier, tout de costume blanc vêtu, avec un sourire d’ange blond, impeccablement habillé et impeccable tout court, lui tendant une main d’artiste finement sculptée.

 

En avalant de manière concupiscente chaque grain de raisin, la belle brune me sourit. Elle a de longs cheveux alors détachés comme dans mes rêves, et je me rappelle très bien que je la regarde à ce moment-là un peu différemment. Elle porte une chemise rose sexy assez décolletée, et en bas un jean noir classe d’où dépasse assez sagement le liseré d’un string blanc. Comme elle est légèrement allongée, son décolleté est, de là où je suis, vraiment affriolant. Je devine le soutien-gorge blanc et cela me plaît grandement. Je dois dire qu’elle porte très souvent, dans mes quinze mètres carrés, de la lingerie fine. Cela ne lui pose aucun problème tant elle est nature. Elle aime qu’on la voie belle.

 

Pourtant, à cette date précise de ma vie, je ne l’ai jamais vue nue, ni en bas ni en haut. Elle fait très attention à respecter cette règle-là. Ce soir-là rien ne peut donc me préparer au choc qui est un des plus intenses de mon existence. Je m’en souviens encore. Ou plutôt tous mes sens s’en souviennent. Je tourne la tête en direction de l’entrée de la chambre, et je la vois encore, debout, ses petits pieds mouillés et tout le reste. Mais je vais trop vite, car à ce moment du récit, on n’y est pas encore.

 

Sève est donc devant moi, rêvassant, souriant d’un air vaguement mutin, comme recherchant de moi quelque chose d’indistinct mais qui nous est interdit alors. On est des gens bien et on a fait une bonne mise au point à ce sujet : pas de dérapage, on n’est amis et colocataires, rien de plus !

 

Ce soir-là, la règle me semble bien lointaine. Entre autres à cause de la bouteille de vin que j’ai achetée et qu’on sirote tous les deux en mangeant des raisins. Boire a toujours eu sur ma belle dame l’effet de faire rosir ses jolies joues ou de la faire rire à la moindre de mes clowneries. Cela crée entre nous une nouvelle complicité, peut-être un amour naissant. Un peu comme un bourgeon bientôt fleurissant.



Situé juste en dessous de son air malin, de ses yeux taquins et de son nez mutin, un duo charmant de lèvres roses magnifiques et divines alterne les gloussements de rires et les morsures câlines de grains de raisin. Une bouche plus attirante que le plus beau des trésors les aspire alors. Tel un aimant insatiable, elle attire, sans le vouloir je crois, le mouvement de mes lèvres. En un instant, elles se pressent l’espace d’un éphémère moment sur les siennes, avant de décamper dans le même mouvement pour reprendre une sage place à vingt centimètres au moins de son visage ! Je l’embrasse pour la première fois de ma vie. Cet élan que j’ai rêvé mille, que dis-je, dix mille fois auparavant, j’ose le faire vraiment ! Mes lèvres se posent sur les siennes. J’embrasse Sève. C’est certes un petit baiser de rien du tout, dans les annales du terme, un simple piou, même pas mouillé du tout, qui dure peut-être un tiers de seconde. Mais c’est pour moi enfin la fusion que j’attendais de moi sur elle, de moi en elle. C’est l’accomplissement d’un amour nourri en secret et qui déjà me dépasse. C’est la première fois que nos quatre lèvres ne font qu’un ! Devant ce fait solennel, sa faible durée ne pèse rien. C’est un geste d’éternité.

 

La réaction de Sève est immédiate :

 

— Eh ! Qu’est-ce que tu as fait là ? Tu n’es pas bien ! Qu’est-ce qui te prend ? me dit-elle avec un air hésitant entre la colère et l’absence induite par l’alcool.

 

Je bredouille une vague excuse qui ne la laisse pas du tout dupe :

 

— Hein ? Oh, tu parles du bisou ? Désolé. Cela m’a échappé. C’est la promiscuité de tes lèvres, tu comprends ? Je n’ai pas pu résister. Un trip. Donne-moi plutôt un grain de raisin.

 

Amusée, elle change de ton :

 

— Hi, hi ! D’accord. Tiens.

 

L’affolante jeune femme, alors déjà bien éméchée par le vin, se saisit d’un beau grain extrait de la grappe qu’elle tient, et l’approche, avec un air qui brille coquin, de ma bouche. Au dernier moment, elle dévie la trajectoire, et le laisse choir entre ses seins.

 

Elle porte sa main à la bouche et fait l’étonnée :

 

— Oups, pardon, le grain a glissé. Attends, je le récupère.

 

Dans un sourire ébouriffant, elle retire complètement sa chemise, exhibant devant moi une bien jolie lingerie entourant je crois les plus jolis seins du monde. Presque à demi nue, elle saisit entre deux doigts et entre ses seins le grain fripon et l’avale en gloussant de plus belle.

 

— Oh, qu’est-ce qu’il fait chaud ce soir ! Cela ne t’embête pas que je reste comme ça ?

— Non, pas du tout. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai. La vue est magnifique, lui dis-je en scrutant son décolleté comme si rien d’autre n’a d’importance.

— Cool ! Par contre, ne crois pas que c’est une avance que je te fais. C’est juste parce que j’ai trop chaud, voilà tout. Peux-tu me servir un autre verre de vin ? J’ai soif.

— Tout de suite, ma toute belle.

 

Le temps que je lui resserve son verre, ma muse se couche dans le canapé-lit. Elle en exhibe d’autant plus ses seins. À mon sens, ils n’ont alors qu’une hâte, sortir de ce soutien-gorge gênant. Je commence à fantasmer et à me demander comment je pourrais faire pour les libérer.

Je lui sers son verre, et elle me remercie. Sans se lever, elle porte très amusée la coupe aux lèvres.

 

D’un ton impérieux, elle me dit :

 

— Et ton verre ? Remplis-le aussi. Il est vide !

— Oui, tout de suite. On boit cul sec, d’accord ?

 

Avec un air de défi, Sève réplique :

 

— Ah, ah, d’accord ! Tu vas voir ça ! Et hop. Cul sec !

 

Je termine alors de remplir mon verre et ce faisant de vider la bouteille, et je dis avant de boire :

 

— Attends-moi.

 

J’entends le liquide descendre dans mon gosier. Une fois fait, je rétorque :

 

— Pareil !

 

Semblant calmée et à moitié endormie, elle susurre en minaudant :

 

— Qu’est-ce qu’on s’entend bien quand même ! Il n’y a qu’avec toi que je peux me mettre à l’aise et délirer comme ça en toute confiance. Je ne saurais te remercier assez de tout ce que tu fais pour moi.

— Euh, ce n’est rien. Cela me fait tellement plaisir d’être là avec toi ce soir. Tu sais, pour moi, ici, c’est chez toi.

 

Toujours susurrante, Sève me dit :

 

— Merci, tu es super, tu sais. Je t’adore.

— Moi aussi je t’adore, ma chérie. Oui. Je t’adore.

 

Elle se lève d’un bond et remet en un geste trop rapide sa chemise :

 

— Bon, j’ai envie de faire un tour dehors. Allez, dépêche-toi !

 

Avant même que je ne réalise qu’on va sortir, voilà que la belle s’est déjà rhabillée. C’est avec un petit dépit que je mets mon blouson de ville pour la suivre dans les escaliers. Sève virevolte presque sur les marches en claironnant :

 

— J’ai encore soif. Tu m’invites à prendre un verre au bar en bas ?

 

Comment dire non, me dis-je, à ma muse échevelée qui sautille gaiement, la tête complètement retournée par l’ivraie ?

 

Un grand sourire aux lèvres, je l’accompagne bien sûr au dehors de l’immeuble, et je nous revois dans la rue, marchant bras dessus bras dessous, comme si souvent ensuite.

 

— Hic ! Holà, retiens-moi. J’ai la tête qui tourne.

— Oui, ma chérie. Tiens-toi à moi. Ne t’en fais pas. Je suis là.

— Oh, surtout ne me lâche pas. Je ne marche pas bien, là.

— Ne crains rien, je ne te lâcherais pas pour tout l’or du monde. Tu m’es bien trop précieuse.

— Hic ! Qu’est-ce que tu dis ? Hic !

 

Je pense alors qu’elle doit être bien ivre, ma petite chérie, pour se laisser appeler ainsi. Est-ce que cela ne cache pas d’autres élans de sa part ? S’est-elle tenue coite parce que c’est trop important pour elle que je fasse le premier pas ?

 

Dans mes pensées et mon doux labeur de retenir mon amie, nous arrivons presque en bas de la rue où sont garées, certainement nous attendant, happées par notre destinée, une voiture et une moto. Bizarrement ces véhicules ont je crois un effet véritablement érogène sur Sève ! Elle s’intéresse en tout premier au véhicule à deux roues. Elle quitte ma chaste étreinte — je la retenais pour lui éviter de tomber — pour se jeter littéralement sur la moto. Et hop ! elle lève la jambe. Et hop ! elle met ses petites fesses sur la selle. Et hop ! voilà ma Sève à califourchon sur la moto.

 

En riant, elle me dit :

 

— Allez, monte, je t’emmène où tu veux ! Vroum !

 

L’air sincèrement navré par la tournure des choses, remerciant mentalement le propriétaire pour l’absence d’alarme sur son véhicule, j’entreprends de la faire descendre de son perchoir. Un geste auquel elle n’oppose que peu de résistance, pas du tout farouche.

 

Elle me dit alors :

 

— Oh non ! Pourquoi ne veux-tu pas ? On est bien ensemble, non ? Oh ! je ne sais pas ce que j’ai. Je dois être un peu pompette, mais j’ai envie de…

 

Sans que je puisse la retenir, elle se propulse cette fois sur le capot arrière de la voiture garée à côté de nous. Là, je ressens quelque chose de très fort en la voyant faire ce que je vais maintenant vous décrire.

 

Imaginez une jeune femme, au sourire béat, à moitié couchée sur le pare-brise d’une voiture, les fesses posées en bas des vitres, et le dos tout arqué collé sur le restant du pare-brise, retirant de haut en bas assez vivement tous les boutons de sa chemise. Elle garde celle-ci mais est bientôt en soutien-gorge devant moi, une fois encore. Elle écarte alors et jambes et bras, les mains à plat sur chaque bord du pare-brise, comme attendant mon étreinte. Extrêmement excité par cela, je tente de rejeter toute mauvaise pensée en secouant la tête. Tout en saisissant et soulevant très doucement ses deux mains, je dis à la très belle jeune femme, étrangement absolument pas diminuée dans sa grâce même couchée de la sorte sur cette caisse vulgaire :

 

— Mais, tu n’es pas bien ! Arrête cela, Sève ! Pas en pleine rue quand même, tu te donnes en spectacle, là ! On rentre !

 

Tout en la tirant vers moi, vers la délivrance de ses pulsions érotiques étranges, je suis partagé entre la fierté d’avoir été chevaleresque et la frustration de ne pas avoir su en profiter égoïstement.

 

Bien que la miss se laisse faire, elle se remet vite à soliloquer plaintivement :

 

— Mais, qu’est-ce que tu as ? Es-tu fâché ? J’ai fait quelque chose de mal ? On s’amusait bien. Pourquoi on ne reste pas là ? Cela ne va pas, tu sais, cela ne va pas du tout. J’ai trop bu. Merci de prendre soin de moi, merci d’être là. J’ai mal au ventre. Je veux rentrer.

 

C’est un assez triste retour à notre domicile, et la montée de l’escalier, harnaché d’une Sève un peu mal en point, est assez pathétique.

 

Dès qu’elle est dans l’appartement, elle se débat violemment pour quitter mes bras. Une fois ceci fait, elle me regarde furieusement et se déshabille. Elle retire d’abord sa chemise qu’elle jette par terre, puis son jean, qui va rejoindre le haut rose au sol. Puis, dans un grand plat, l’affolante donzelle se jette de tout son long sur le canapé troué, couchée sur le dos, les jambes un peu écartées.

 

Moi, j’ai à peine le temps de poser mon blouson sur un cintre. Je m’approche d’elle. Elle ne pipe mot, et ne bouge pas. Je la regarde. Hormis son string et son soutien-gorge blanc, elle est nue, ma beauté. Cela ne l’émeut pas du tout d’ailleurs. Elle regarde le plafond avec un sourire lointain. Je m’assois à côté d’elle sur une chaise, et j’essaie de regarder ailleurs. Je n’y parviens pas. Sans qu’elle le remarque, étant donné la position de sa tête, je pose mon regard juste à la surface du tissu de son string. Excité comme un pou, je devine une délicate courbure de peau sous le mince duvet de poils pubiens visible de l’extérieur du tissu. L’instant d’après, je préfère contempler, les devinant sous leur dentelle blanche, les seins de ma belle, qui se dressent et ont l’air si fermes.

 

Pendant cinq bonnes minutes, nous restons ainsi, silencieux. Je tâche de faire comme si de rien n’était, un brin gêné tout en étant très émoustillé. Je me sens un brin coupable, et il est hors de question pour moi de profiter de la situation. J’ai toujours eu piètre jugement de ceux qui font boire les filles pour pouvoir en abuser. Comme de toutes les filles c’est de loin elle ma préférée, ce n’est sûrement pas par elle que je vais commencer à manquer à ce sacro-saint commandement !

 

Sève se met rapidement à tousser, et à faire la grimace. Sa voix plaintive me sort alors de mes licencieuses rêveries :

 

— Je suis malade.

 

Je réponds en lui souriant avec tendresse :

 

— Tu dois avoir froid comme ça. Attends, je vais fermer la fenêtre.

 

Elle me coupe alors dans mon élan :

 

— Non ! Non, au contraire ! J’ai trop chaud là. Ouvre-la en grand, plutôt !

— Hein ? Bon, comme tu voudras. Quelle soirée ! lui dis-je en m’exécutant.

— Hum, oui, c’est sûr, on a fait fort, là. Je crois que je vais me coucher, moi, me dit-elle en s’étirant.

 

Elle se lève assez péniblement, et toujours en tenue légère, je la vois se diriger vers la salle de bain, cette fois sans du tout prendre garde à fermer la porte. C’est pourtant son habitude au cas où une brusque et indélicate envie me prendrait. Heureusement, ou hélas peut-être plutôt, la salle de bain ne donne pas sur la chambre-cuisine-salle à manger, mais sur un bête couloir qui s’éloigne vers la porte du studio. Ainsi, même la porte ouverte, je ne peux la voir dans son intimité que si je montre que telles sont mes intentions. Or, mes intentions sont chevaleresques, que je le veuille ou non !

 

Pendant qu’elle se douche, je tente néanmoins de lutter contre mes envies de la rejoindre.

 

Et voilà ce qu’il advient alors !

 

Un pas d’une jambe nue et galbée de rêves mouille l’entrée de la chambre, suivi de celui d’une autre jambe tout aussi nue et belle. Au-dessus de ses membres animés d’une beauté divine, un bassin tout aussi nu et féminin. Il entoure d’une manière ostentatoire un sexe, celui de Sève. Elle l’exhibe fièrement en arborant un corps triomphant. C’est pourtant très vite sur sa poitrine que mes yeux se polarisent. Elle est certes la plus jolie au monde, je m’en rappelle bien pour avoir depuis si souvent vu ses seins. Je suis bien incapable de formuler ce que je ressens alors. Comme vous le voyez, je suis incapable de transcrire une telle beauté. Sève est toute nue, telle sa consœur Ève du jardin d’Éden. Littéralement, avec une toute petite voix et une sorte de honte ou de gêne lui détournant à moitié la tête, elle m’offre en ces termes son corps. Je suis bouche bée !

 

— Si tu veux me prendre, fais-le s’il te plait. Je sais que tu en as envie. Moi aussi, comme toi, je suis en manque. Je veux sentir un homme en moi ce soir ! S’il te plait !

 

Habillé de beaucoup de vêtements, je lui fais face. Elle est nue comme surgissant d’un fantasme, et elle me regarde d’un air de défi. Pas un homme sur cent mille ressentant ce que je ressens n’hésiterait un instant devant ce qu’il convient de faire alors. Moi, si. Alors elle se couche sur le canapé troué, les jambes et le reste vers moi, comme livrée à son bourreau sur un autel sacrificiel. Elle ferme ses yeux profonds, espérant la saillie rituelle. Elle semble en ce moment de pulsion étrange presque nymphomane.

 

Je hurle « Vos gueules ! » à une partie des voix qui hurlent des conseils torrides dans ma tête. Je saisis doucement une couverture pour cacher tous les trésors de ma belle. Puis, je lui dis, avec un doux murmure de fée :

 

— Voilà, Sève. Tu auras plus chaud comme ça. Dors, mon ange. Maintenant, je veille sur ton sommeil.

Par itikar - Publié dans : Ile
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 19:02

Scénario : Séverine BOSSCHEM


Réalisation : Laurent BOURDIER, Marc-Antoine MORIN, Marjorie ROUVIDANT, Gontran FROEHLY, Yannick KARCHER

Acteurs :


Alex Valadine : Jean-Baptiste MALARTRE

Laurent Valadine : Julien Boisselier

Sarah Valadine : Nathalie Blanc

Lapo Valadine : Swann Arlaud

Varvara Valadine : Nora Arnezeder

Anne Valadine :  Judith Henry

Elise Jess : Gaïa Amaral

Marine Valadine : Solène RIGOT

Bettany Valadine : Audrey BASTIEN

Brendon : Phil Holiday

Cynthia : Angell Summers

Lucille : Penelope Tiger

Julius : Jeffrey BARBEAU

Jeune homme expo : Michael C. BALERDI

 

Résumé :

Xanadu va mal. Loin de l’époque de son âge d’or où Elise Jess,  l’égérie et la femme décédée de son fondateur, Alex Valadine, assurait avec d’autres un spectacle de qualité à la grande nostalgie de son mari, qui veille sur la réputation de son étoile de jadis, le milieu du porno ne jure que par le gonzo, des productions sans âme et surtout sans humanité.

Conscient de l’urgence qu’il y a à s’adapter, Laurent, l’ainé des fils Valadine, décide d’engager la star masculine Brendon, pour tourner un gonzo filmé par son frère, Lapo. Celui-ci n’a cœur que de faire faire ses quatre volontés, et ne tient aucunement compte des choix de ses acteurs. Alex s’en rend compte et arrête la production, ce qui déclenche un coup de colère entre lui et Laurent. Pendant ce temps, ce dernier offre une aile de son appartement à sa sœur Sarah en peine depuis que son compagnon l’a laissé élever seule sa fille.

 

Critique :

Je voulais absolument voir ce feuilleton pour en extraire tout son mécanisme. De l’autre côté d’un miroir de convenance, il multiplie louanges et bonne critique. C’est en fait un brûlot anti X, auquel Phil Holiday, Angel Summers , Penelope Tiger, prêtent avec  talent leurs forces vives. Et ils ont raison de le faire, après tout l’acteur ne devrait jamais avoir à se justifier pour jouer un rôle, fusse-t’il celui du pire criminel. Tant qu’il le joue juste, il ou elle est parfait et mérite d’être signalé comme tel. Pas pour de leur côté critiquer le x, mais juste pour délivrer avec tout leur coeur le talent d’acteur et d’actrice qui leur est demandé.

N’empêche. Ce feuilleton, en bouchant les trous nombreux que les spectateurs ont à propos du X côté coulisses, va faire des dégâts absolument considérables à l’image réelle du milieu. Et j’en ai peur, surtout par les temps qui courent où de plus en plus on nous dépeint comme des sorcières, il a été fait pour ça.


La scène entre Phil Holiday, formidable de talent en Brandon, Angell Summers et Penelope Tiger en est un parfait exemple. Qui donc parmi les spectateurs qui ne connaissent rien aux conditions d’un tournage ne va pas croire une seule minute qu’ils voient enfin devant leurs yeux ce qu’ils n’ont jamais vu avant ? D’autant plus qu’ils entendent un matraquage incessant de part et d’autres de leurs oreilles comme quoi le x c’est le mal ! Ils vont se dire « ouff, effectivement. » Et tant pis pour la vérité dont parle pourtant Phil Holiday lors de certaines interviews. 90% des spectateurs ne verront pas ces interviews. Et forts d’une nouvelle certitude, vont certes continuer à aimer le porno pour le plaisir égoïste qu’ils peuvent ressentir, mais tout en pensant d’autant plus que c’est un milieu pourri et malfaisant qui leur donne ce plaisir-là. La morale judéo-chrétienne est donc sauve : le plaisir, c’est Satan.   Dans Xanadu, il y a X mais il y a aussi le mystère, comme en témoigne le nom de la demeure aux milles secrets de Mandrake que protège de son bras implacable Lothar, son serviteur. 


Donc, ok, dixit Xanadu, le X c’est le mal insidieux, et d’autant plus qu’on en retire toute artifice artistique.


Mais, la série va évidemment plus loin car, comme  nous prévient Phil Holiday dans son interview, il s’agit là d’un compensum de tous les pires travers du X au cours de son histoire … Et on en prend plein la figure dès le premier épisode. Avec en plus des premières réjouissances, cette présentation on ne peut plus triste de l’influence que le fait que sa grand-mère ait été très connue dans le porno a pour sa petite fille Bettany, persona non grata par ses petits camarades à l’école, et obligée de supporter au cimetière l’image de la tombe de sa grand-mère  saccagée par des vandales. Le X attire jusqu’à sa tombe donc au-delà de sa propre mort le libre courroux de la lie de l’humanité. Et comme le dit Julius, qu’on identifie d’abord comme un fan de l’actrice décédée « cela fait 4 fois ce mois-ci. Cela ne s’arrêtera jamais ». Certes, lui adore encore l’actrice pornographique qui demeure là six pieds sous terre. Et la jeune Bettany de se sentir gênée devant une adoration qui nous est présenté comme une sorte de folie douce mais dérangeante et très avancée. Admettons …

La suite de l’épisode nous prouve si besoin était que la première partie ne s’est effectivement pas humainement très bien passée. Le hardeur que campe Phil, dans un coup de colère, n’a pas épargné sa partenaire Lucille qui a mis en scène une réelle souffrance durant leur scène. Mais à la reprise du tournage, Brendon apprend par Lapo Valadine le réalisateur commandité par Laurent pour donner à Canal X le gonzo qu’il désire malgré le désaccord d’Alex, qu’elle en a fait une hémorragie interne …


Ok, je connais au moins trois  actrices à qui s’est arrivé … mais en combien de tournages ?? Il est vrai que c’est un des dangers du métier, certes … La première, cela lui est arrivé car elle a voulu dépasser ses limites en usant d’engins en plastiques de tailles et de formes excessives – mais à ma connaissance le réalisateur n’était pas à l’origine de sa décision – La deuxième , cela lui est arrivé dans un show public car un spectateur a manœuvré en elle un godemiché de manière trop intrusive, et là il n’y avait aucun réalisateur fautif. Seul le dernier cas est arrivé à cause des coups de buttoirs d’un hardeur  sans état d’âme ... et encore elle a passée quelques heures à l’hôpital et n’en garda à ma connaissance aucunes séquelles  … On est donc et loin du systématique, et surtout loin d’une ambiance systématiquement inhumaine envers les filles. Si un hardeur se comportait avec elles en vrai comme on le voit dans Xanadu, je ne pense pas qu’il serait longtemps accepté dans le milieu. Même si, je ne le nie pas, il existe, et là encore je ne citerais aucun nom, des hardeurs à la réputation féminine peu avenante à ce niveau, mais pas au point du personnage de Brendon tout de même. Qui, je le signale de nouveau est campé par un Phil Holiday aux antipodes de sa manière de performer ses scènes personnellement. C’est bien un jeu d‘acteur et Phil au contraire est connu pour le respect dont il fait preuve auprès des demoiselles qu’il honore de sa virilité.


Le X est à Xanadu ce que le concorde est à l’aviation. Depuis qu’il a été mis en scène en plein crash au-dessus de la banlieue parisienne, il a été mis à la casse. Et Xanadu casse le X comme jamais. Surtout lorsqu’on prend conscience de la portée médiatique gigantesque – une portée qu’aucune production x française n’aura jamais en notre temps – que la série va avoir. Je m’en doutais, et la France n’en a pas l’apanache avec l’autre brulot outre-atlantique pour le X que va bientôt être la biographie adaptée de Linda Lovelace lors du tournage de deepthroat, portant le doux nom très évocateur d’ Inferno.

Continuons …


J’écris en parallèle. Cela a le mérite d’évoluer par strate. Je suis pour moi dans un aller-simple vers l’enfer, et déjà je respire le goût du souffre.

Mais j’étais loin de m’imaginer ce qui allait suivre. D’où l’utilité de vérifier convenablement ses théories. Pour éviter qu’elles ne soient à deux balles.


On l’a vu, en besognant un peu trop allégrement sa partenaire, qu’on voit distinctement en avoir mal après le tournage, Brendon lui a occasionné une hémorragie interne. Entendant cela et constatant avec lui qu’elle n’était pas au tournage, j’en ai d’abord conclu qu’elle était à l’hôpital en pleine convalescence bien sûr et sentant combien c’était dégoutant de montrer cette conséquence suite au premier tournage X de Xanadu j’ai pris ma plume pour vous parler du cas de mes trois amies ci-dessus relatées … Puis, j’ai repris le visionnage de mon épisode sur dailymotion … pour entendre le réalisateur faire croire à Brendon que l’actrice s’était vidée de tout son sang pendant son sommeil et qu’elle en était morte !

Rassurez-vous, aucunes de mes amies n’en sont mortes, et elles sont bien vivantes et en pleines formes aujourd’hui !


Mais x million de spectateurs et de spectatrices ont vu leur premier tournage X en direct se solder par la mort annoncée d’une des deux actrices ! C’est encore pire que je le pensais … Je ne sais pas ce que va être Inferno, mais vu le titre j’ai peur … mais Xanadu est une déclaration de haine à l’égard du porno français … et probablement une maison en particulier focément. Terrifiant.


N’osant espérer une accalmie, je reprends mon visionnage sans concession  … prêt à me prendre le pire du pire sur la face. Il y a un peu – en plus doux et moins trash graphiquement - de Gaspard Noé dans Xanadu, soyez-en bien conscient ! Et, à peine arrivé à la moitié du premier épisode, j’en suis déjà entièrement et très efficacement convaincu.

Je continue …


Sachant qu’il est peut-être coupable d’un meurtre involontaire, Brendon en plein tournage avec l’actrice que joue Angell a des visions macabres …Il voit Angell toute ensanglantée, de partout et d’abord évidemment de là … Il en fait une sorte de rupture d’anévrisme et décède, à la quasi impassibilité des deux fils Valadine, d’ailleurs… se bornant de constater que c’est quand même étrange de la part d’une stature comme Brendon.

La vérité, c’est que, tout autant et je pense même plus encore que dans d’autres milieux, chaque décès, n’ayant jamais lieu lors d’un tournage d’ailleurs,  est évidemment un déchirement dans ce milieu où tout le monde se connait et se côtoie …


Continuons … Xanadu s’affranchit visiblement de toutes les limites et barrières des feuilletons habituelles puisqu’il se permet de montrer des acteurs et actrices en réels coïts lors des tournages qu’il montre enfin au public.


Je crois qu’on a là une belle preuve de perversité insidieuse.


Si le doute demeure, sachez que la prochaine scène voit Laurent le numéro 2 de Xanadu violer sa femme, Anne, profitant d’une énième dispute conjugale dont on comprend soudainement bien mieux les raisons, sommes toutes.

Charmant.


Arrêt suivant dans ce train infernal et sans freins qu’on prévoit se désintégrer à grand pas  …

Une réplique à sa jeune et jolie femme (le vieux nabab avec la jeune chasseuse d’héritage ? peut-être et si oui, la donzelle est bonne actrice) Varvara de Monsieur Alex Valadine , lorsqu’elle se prépare pour sortir : « Tu veux ressembler à une femme respectable ou une actrice de cul ? » enfonce un pu plus le long clou.


Mesdames et mesdemoiselles mes amies actrices, réjouissez-vous ! Pour Xanadu, vous ne pouvez pas être l’une et l’autre toute à la fois ! C’est clair qu’avec ce genre d’image de véhiculée, ca n’aide pas à devenir intelligent aux yeux du monde … sic


Reste un hommage … que j’ai envie de qualifier d’indélébile, car c’est la seule force vive positive de tout ce premier épisode, même si elle est posthume … et même si je crains fort que la suite du feuilleton l’écorne à loisir … L’égérie éthérée et intemporelle du passé d’Alex Valadine s’appelle Elise Jess, merveilleux rappel du phénomène qu’a pu être Marilyne Jess pour nos seniors.


Une magnifique exposition en son honneur devrait clôturer ce premier opus … Mais c’est sans compter la touche « irréversible » ou bien Gus Van Sant en l’arrivée d’un curieux personnage qui sort une long rifle et s’en va crûment faire du tir au pigeon sur la foule qui se plait à venir voir l’exposition en l’honneur d’Elise  … Bowling from Colombine…  Il ne fait pas bon aimer le porno et ses étoiles cristallines de nos jours …


Le détraqué exterminateurs est on le découvre bientôt le même homme que la petite Bettany  Valadine rencontre au cimetière et qu’on voit peu avant visiter son antre toute recouverte de photos d’Elise.


Vouer une adoration à une actrice a probablement pour les producteurs de Xanadu cette nécessaire finalité là … Je pense être plutôt bien placé pour affirmer le contraire … mais passons …


Bien sûr, après un long face à face avec un maxi poster du regard de la belle, l‘adolescent dérangé se suicide … et c’est la fin de l’histoire, parfaite transition pour donner à tous, détracteurs comme amoureux, la morbide envie de voir le second épisode … Efficace.

CE qu’est Xanadu : un feuilleton magnifique, d’ailleurs sanctionné à juste titre par le prix de la meilleure série au festival Séries Mania , n’ayant à ce niveau-là pas volé ses enthousiastes remontées – j’imagine d’autant plus enthousiaste qu’ils ne cassent pas la sacro-sainte morale se voulant commune - exprimant grâce autant à ses décors, à sa mise en scène et aux jeux d’acteurs, tous visiblement très inspirés, à commencer par Jean-Baptiste MALARTRE ou bien Judith HENRY, son ambiance avec à la fois douceur  et intensité, porté par une musique lancinante et triste à la symphonie rapidement magique … et tragique.

C’est aussi une très réaliste reconstitution plastique de la  fréquente sommarité d’un décor de tournage minimaliste : un matelas, une pièce sobrement décorée. Dont les tentatives d’agrémentations ici ne redonnent jamais rien à l’apparente pauvreté du lieu.


Et une toute aussi réaliste manière de traiter l’aspect dramatique, ici sobre et implacable. La vie est un drame, et l’argent et le prestige n’y change rien. Surtout lorsqu’il a été bâti sur ce qu’il y a de plus infâme …


Ce que n’est pas Xanadu : un juste pamphlet. Tout est noire, triste,  assassin. Il n’y a durant les 54 minutes que dure l’épisode, aucun moment positif ou tout simplement agréable. Ils veulent nous dépeindre une famille et une manière d’exister brisée.


Pour ce faire, et bien, ils brisent tout ! Ils cassent la relation père-fils, la relation père-fille, la relation mère-fille, la réalité socio-collégiale et évidemment toute la mécanique du X de la manière la plus complète possible. Et j’imagine que le pire nous attend dans les épisodes suivants … Alors que la grande famille du X est tout autant une industrie et une usine pas toujours embarrassée de sentiments qu’une joyeuse communauté remplie de vies et d’envies, souvent appréciant leurs retrouvailles … ce que Xanadu masque sans pitié. Pour que règne la désinformation calculée et la cynique tromperie !


Je veux bien croire que le monde du porno n’est pas à proprement parler un univers complètement rose …


N’empêche …


Pour moi et pour beaucoup d’entre nous, Xanadu restera quelque part une négation du vrai et la tentative d’assassinat du rêve par le cauchemar.


Vais-je avoir la force et l’énergie de suivre toute la saga Valadine qui fait passer certaines des pires rumeurs du milieu pour d’aimables bluettes ?


Oui …

 

L'épisode un était réussi en terme d'ouverture de série donnant grave envie de voir la suite ...Le rythme du deux a coupé court à tout cela et j'ai falli arrêter la série là ... L'épisode 3 et l'épisode 4, faisant la part belle à Sarah - et aussi dans une moindre mesure je trouve à Lapo puis Vanessa - sont plus réussis, toujours d'un point de vue de la série télévisuelle.

Que ce soit le 1, le 2, le 3 ou le 4, aucun des épisodes ne rend justice à la réalité du porno, en tout cas en France, et je sais de quoi je parle  ...

 

Xanadu est censé être la maison du X français la plus prestigieuse dans la réalité de cette fiction, et n'hésite pourtant pas du tout à bafouer le droit à l'image ce qui ne se voit que dans les productions les plus underground (et je parle de sociétés de production, pas des amateurs qui évidemment ne s’embarrassent pas de ces "détails" là).

 

En plus de cela, les tournages organisés qu'on peut voir dans Xanadu mettent le plus souvent en exergue l'automatisme des acteurs/Actrices, et surtout le fait qu'ils font cela pour du fric et pas par plaisir ... Le gros cliché standard quoi ...Personnellement, j'ai assisté à plus de vingt tournages,toujours dans une bonne ambiance, avec du respect et une certaine attention de la part du réalisateur envers ses interprètes. Lorsque la caméra s’éteint, c'est souvent le moment de la légèreté, des plaisanteries et souvent des retrouvailles pour les acteurs et actrices, le X est une grande famille, à qui Xanadu rend piètre honneur à ce niveau là. Ok, comme on me l'a dit ailleurs, la série n'est pas faite pour, elle se base sur une réalité fictive du métier pour bâtir un drame familial.Soit.

 

N'empêche, en analysant le ton et les discours sous-sous-jacents on voit quand même dans Xanadu pas mal de critiques acides, de clichés. Faire du X gêne dans ses rapports sociaux (il faut dire que la société moralisatrice y est pour quelque chose ! C'est encore une fois préférer condamner la conséquence d'un mal et non pas sa cause ...), et parentaux, la carrière s'arrête vite et après tu n'es plus rien même si on t'a fait croire le contraire, les professionnels ne pensent qu'au fric et sont prêt à toutes les bassesses pour avancer, même au pire ... Ils n'ont évidemment aucun respect pour les femmes, les manipulant, les violant même parfois ... Ce sont des objets interchangeables.

 

Je ne nie pas qu'il existe des cas où cela se passe malheureusement et honteusement ainsi, mais c'est loin d'être systématique, et tout réunir dans une même société de production c'est un peu abusé ... Remarque, on pourrait écrire une trame encore plus noire à partir d'une situation idéale, c'est sûr ... Je pense à la saga des Steenfort de van Hamme en BD par exemple, ou bien sûr à Dallas ou Dynasty ... Mais bon on est alors très loin de la vraie réalité, non ?  Et on prend le risque de faire croire - surtout dans un milieu relativement fermé comme le X- à ces spectateurs que ca se passe tel qu'on l'a montré et pas autrement...

 

Pour revenir au X, très souvent, les filles s'en vont, passant à autre chose d'elle-même, alors qu'il reste des propositions de travail pour elles (Le cas de Milka Manson ou de Mia Vendôme, pour citer deux exemples et deux filles que j'ai bien connu dernièrement ... bon, certes de moins en moins car le x est en crise pour certaines des raisons que Xanadu présente, sur ce point l'analyse de Xanadu est plutôt bonne)elles ne sont pas aussi dupes que leur Vanessa Body (Vanessa Demouy) qui, d'ailleurs, avec son caractère rend très étrange le fait qu'elle ait pu autant tourner.

 

Non, désolé, Xanadu devrait revoir sa copie quand au X tel qu'il existe vraiment, en tout cas en France ... La série indépendamment de son contexte reste bien faite, avec une ambiance maitrisée, et surtout des interprètes excellents. Donc bravo tout de même.

Par itikar - Publié dans : Critiques
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 02:56

(un film de Scott Charles Stewart.)

 

Il y a du bon, même de l'excellent, et du moins bon ...

Je vais la jouer décroissant

D’abord, le meilleur :

Clairement, la mise en scène, nerveuse et dynamique, sachant profiter souvent de la 3d pour donner plus d’immensités aux différents panoramas – magnifiques, un autre point fort ! – traversés.
Les scènes d’actions pétaradent à souhait, et la plupart font mouche. Parfois, on se croirait dans « Tigre et Dragon », à d’autres moments dans un ersatz de western spaghetti, ou même dans un « Aliens » et ce mélange des genres est ici tout à fait savoureux et réussi.

 


L'ambiance du métrage est formidable : on a une alternance de plans très sombres, nocturnes, et de plans très éclairés, souvent en plein désert. Il y a de nombreux no man's land, parfois décorés d'un background apocalyptique lourd de symbole.Le prêtre, cela se voit et n'est jamais dit, a quelque chose du moine bénédictin : il n'a aucun bien, porte un vêtement pratique et sobre tout à la fois. Seules ses armes et sa monture (une cylindrée d'autant plus nerveuse qu'elle est nourrit en nitro) paient d'avantage de mine.

Il en ressort une allure toujours noble et digne.Quelque chose des fameux moines des films martiaux asiatiques.

A d'autres moments, on est dans un film de cow boy où les indiens sont les vampires.Surtout en ville. Rien n'y manque : le charriot du charlatan, le salon boisé, ou la petite gare abandonnée.Et bien sûr la foule de villageois apeurés et revendicateurs.

On a bien sûr droit aux cavalcades viriles, toujours à moto plutôt qu'à chevaux.

Encore ailleurs, on passe à l'ambiance apocalyptique, avec des enchevêtrements de bâtiments poussiéreux semblant sortis d'un camp retranché de Mad Max 2.

Parfois, en pleine ruche vampire, on a l'impression de visiter une station infestée d'alien ...

Enfin, à d'autres moments, on est plongé dans un environnement Cyberpunk.


Le tout donne une impression fort bien maitrisée de se trouver dans un univers à plusieurs niveaux de réalités, bénéficiant d'axiomes très différenciés.

 

Le ton mature du film a quelque chose de jouissif : on a ici un peu ce que Tarantino et Rodriguez aurait pu faire d’ « une nuit en enfer » s’ils s’étaient lâchés à rendre leurs vampires plus terrifiants et plus gores.Ca m’a rappelé mes récentes parties de Dead Space 2 et c’est un compliment …


Scènes ralenties bien menées, pyrotechnie utilisée copieusement sans trop en faire, pas de surenchère de flinguage à tout va non plus, chorégraphie des utilisation d’armes blanches ou de techniques d’arts martiaux à la fois divers et personnalisés (les croix-shurikens…), une belle scène de finish aéroportée faisant travailler de concert prêtre et prêtresse … vraiment à peu de chose près, les scènes d’actions font plaisir à voir.


Nous découvrons la nature des relations entre le héros et l’héroine, très progressivement, sans vraiment être jamais révélé, ce qui n’empêche pas de très vite et tout naturellement le deviner … grâce à un jeu très fin de Paul Bettany et surtout de Maggie_Q. Ok, on a assez facilement l’intuition dès le départ de la manière dont cela va évoluer, n’empêche en terme de performances d’acteurs, c’est quand même bien joué ! Même si on est dans une toute autre relation, on est ici bien meilleur que ne le sont par exemple Chris Hemsworth et Nathalie Portman dans Thor.


La scène d’action finale est elle-aussi fort bien menée, avec une belle synchronisation des différents protagonistes.
Le sens du sacrifice des prêtres est de plusieurs façons montrés – et bien montré – et les acteurs réussissent à nous faire ressentir le prix qu’ils ont à payer pour être ce qu’ils sont. Au niveau du courage, du devoir, dont le sacrifice justement, mais aussi de l’amour et ce qui gravite autour.


J’ai de plus personnellement adoré le message sous-jacent et subtile qui nous voit nous demander même à la fin du film, si le créateur de cette histoire a cherché à faire une propagande pour dieu (ce serait un missionnaire du futur en quelque sorte)ou au contraire mieux nier son existence, ce qu’on lui doit et ce qu’il peut.


En effet, certains éléments (le parjure entre autres) dans le film plaident pour la supériorité de l’orgueil et de la justice sur la volonté divine … et d’autres éléments – notamment tout ce qui tourne autour de la dévotion des prêtres envers le divin -  plaide totalement en la faveur d’une omnipotence.


J’ai vous le voyez vraiment apprécié cette finesse.


Le film aligne de plus quelques scènes anthologiques (dont je ne trouve aucune référence si ce n’est un heureux soupçon d’Orange Mécanique ce qui est bon signe quant à l’originalité de la trouvaille) au pinacle desquelles se trouve le moment de l’arrivée en gare du train noir, et la descente de ses occupants en ville … et bien sûr la séquence  terminale du vampire costaud autant que lourdaud, déjà évoquée.

Maintenant, le bon :

Derrière un spitch plutôt minimaliste et qui semble de prime abord manichéen et on ne peut plus religieux, le monde est manifestement travaillé en profondeur.


D'abord, on suit avec un prologue malin puis tout le long du film un fort antagonisme dans les deux sociétés dépeintes, celle des hommes et celle des vampires.


Chez les uns, on a les Prêtres côté pile, l'Eglise côté face. Les citoyens au milieu.
Parmi les autres, on a un portrait, hélas pas suffisamment crédible, à deux facettes : d'un côté la sauvagerie bestiale et impitoyable, sans remords, de l'autre une volonté de revigorer un peuple qu'on présente comme fier et puissant. Et surtout en accord avec sa nature. Ok, ce n'est pas nouveau, Anne Rice nous en causait déjà à travers la différence de caractère entre Louis et Lestat, certes.


Et ici, on pourra regretter que mis à part dans la bouche de certains individus qui nous sont présentés comme totalement dégénérés – des parodies d’hommes tout droit sorti d’un Mad Max – tout ce qui nous est montré fait pour nous les vampires absolument repoussants.

Heureusement, le film a cœur à nous présenter la société vue dans une mégalopole civilisée entièrement sous la botte sans cœur de l’Eglise, ce qui permet des idées audacieuses vaguement inspirées de Judge Dredd ou de  Blade Runner (décidemment ! ) mais fort bien mises en avant … telles ces confessionnaux futuristes semblant avoir remplacés toutes les cabines de WC publiques … cette atmosphère constamment sombre et noire … dans laquelle tout le pouvoir religieux incite à être heureux grâce à la prise de conscience que souffrir c’est bien, tout comme se détacher de ses émotions, et que obéir à l’Eglise était rendre Dieu fier de son citoyen … Message un peu gros, certes mais vraiment bien présenté, et finalement crédible lorsqu’on regarde cette société non pas sous notre angle de vision habituée à un monde sans vampires, mais avec cette autre angle, qui sont les événements que l’introduction nous dépeint …Lorsqu’on comprend que l’antagonisme entre hommes et vampires date d’il y a toujours, et qu’on parvient à prendre la juste mesure de l’influence, pas toujours négative, de l’Eglise sur ce qu’il reste de l’humanité – pas grand-chose – on adhère au moins en partie à cette société et sa réalité religieuse étatique et froide.


Une belle scène d’action à moto me parait pomper sur une même scène dans le film « Final Fantasy Advent Children » … mais comme c’est un beau moment, cela ne gêne pas vraiment je trouve.


Hormis la prêtresse, formidable, les personnages féminins sont potables, ils sont un ressort important de la dramaturgie du film, je regrette donc que leurs interprètes n’aient pas été encore meilleures … Mais bon, elles sont jolies, c’est déjà ça. Même si à ce niveau là, mieux vaut chercher la transgression qu’on pourrait fantasmer dans un « Machete ». Dommage, il y avait matière à, je pense.


La musique choisie – un opéra de Mozart remixée avec un rock un peu metal – est bien fondue dans l’ensemble, elle porte le film tout en se faisant rapidement oubliée, pas pour sa médiocrité, mais pour la juste résonnance qu’elle entraine dans les scènes.


Enfin, voilà ce qui me désole le plus, de ce regret qui ne se veut pas sanctionner tout le film dans son ensemble, mais plutôt qui font prendre conscience que le film aurait pu être meilleur !


D’abord, le grand méchant – qui lui aussi présente presque des nuances  dans ses états d‘âmes  - est joué de manière bien piètre et je le déplore … tout comme le jeune fiancé prêt à tout tenter pour sauver sa dulcinée forcément enlevée …
Le reste du casting est au mieux passable, et même le grand monseigneur que campe le non moins grand acteur Christopher Plummer reçoit un traitement désolant … ce qui est dommage car un peu de meilleure verve de sa part aurait permis de peaufiner ses moments de tension à leur juste valeur scénariquement parlant.
Il y a certaines références un peu trop utilisées par contre, tel le design des vampires un peu à la Doom3 ou au Resident Evil 2, ou encore l’omniprésence gigerienne tout droit sorti d’Alien dont on retrouve une référence directe avec les œufs de vampires …


A côté de ça, certaines idées originales et potentiellement passionnante sont été sous-utilisées je trouve, comme l’importance de la relation entre le prêtre et sa Némésis, la tentative de conversion de la jeune prisonnière (alors que sa relation avec le prêtre est elle fort bien amenée).
De même, des transitions importantes ont été escamotées je trouve et toute la fin aurait méritée d’être réécrite à partir de la finalité de l’affaire du train.

Un film agréable, sommes toutes, et souvent bien interprété par ses acteurs.


En conclusion, j’ai passé un excellent moment, qui m’a même donné envie, pour la maestria de certaines scènes plus que par l’histoire telle qu’elle fut décrite, d’espérer une suite, que la fin ouverte peut tout à fait présager.


Je conseille donc de voir ce film, c’est l’assurance de passer un bon moment, pour peu que les nouveaux univers fantastiques ne vous effraient pas, ni non plus l’avalanche de références (et encore, je ne les aie pas toutes citées) certes en grande majorité fort bien utilisées  et bien sûr que vous appréciez le côté adulte du propos.

Par itikar - Publié dans : EnVidéo
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